
Entretien avec Nicholas Klotz (Humeur Vagabonde)
LA NOUVELLE GENERATION TECHNIQUE
Le centre de gravité du film, c’est une expression que dit Simon par rapport à Karl Rose. Il parle de la nouvelle génération technique, et je crois que la grande question est là. Aujourd’hui, nous sommes mitraillés de mots d’ordre, de propagandes sous des formes de communication extrêmement sophistiquées, très fluides, très proches de la publicité ; mais quand on entend bien l’histoire et qu’on analyse bien cette langue, on se rend compte qu’elle fabrique une nouvelle génération technique. Nous sommes nous confrontés à ça aujourd’hui et comment en tant que génération ne pas devenir des techniciens du contrôle humain et de la rentabilité à tout prix et du profit. Comment justement déployer notre humanité, affirmer à quel point l’humanité est précieuse. Comment ne pas devenir une nouvelle génération technique, étouffée par la technique et nous dressant les uns contre les autres par ça.
Un moment donné on a eu le besoin après le travail en plan fixe que l’on faisait, pas pour illustrer quelque chose, mais parce qu’il y avait vraiment besoin d’entendre de voir les corps de les sentir, de voir comment ils se déplacent, ils irradient de leur présence et d’installer des couches de temporalité dans le film. Un moment donné on prend la caméra à l’épaule, et c’est vrai qu’à partir de ce moment là, il y a des couleurs, ça tremble, ça vibre, il y a de l’amitié, y a des tas de choses qui viennent. Et sur le contre champs, il y a des chants, il y a du flamenco, du fado, il y a de la techno. C’est le contre champ de cette langue technique et de ces plans fixes très très dépouillés qui sont le début du film.
Un moment donné on a eu le besoin après le travail en plan fixe que l’on faisait, pas pour illustrer quelque chose, mais parce qu’il y avait vraiment besoin d’entendre de voir les corps de les sentir, de voir comment ils se déplacent, ils irradient de leur présence et d’installer des couches de temporalité dans le film. Un moment donné on prend la caméra à l’épaule, et c’est vrai qu’à partir de ce moment là, il y a des couleurs, ça tremble, ça vibre, il y a de l’amitié, y a des tas de choses qui viennent. Et sur le contre champs, il y a des chants, il y a du flamenco, du fado, il y a de la techno. C’est le contre champ de cette langue technique et de ces plans fixes très très dépouillés qui sont le début du film.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire