mercredi 19 septembre 2007

Monaco, la fin d'un monde

Souchon, ultramoderne solitude, Monaco

En 88, on était parti avec Laurent comme on fait, à Monaco, on est resté longtemps, et dans la journée on a fait du bateau, un peu de bateau à voile, c’est rigolo.

Monaco, on a fait beaucoup de chansons à Monaco, et notamment Ultramoderne solitude; c’est un pays très particulier qui m’a influencé, c’est un pays de joie de vivre, de gaîté, d’argent, de vie facile, de fastes, et quand on y reste trois quatre jours, c’est formidable, c’est comme ça, c’est le casino ; et quand on y reste longtemps, comme nous on y est resté longtemps, y a comme un truc triste, parce que c’est comme si on était au bout d’une civilisation, au bout d’un monde de richesse, de beauté, de plaisir.
C’est comme si on était tout au bout. Tout le monde rêve d’une vie agréable, avec des restaurants, des rigolades et des gens bien habillés, amusant, d’aller jouer, de passer son temps à des frivolités quoi ; et puis quand on y est depuis un moment, ça finit par rendre la vie complètement vide, on a peur de quelque chose on sait même pas de quoi. Je me souviens, on a fait ultramoderne solitude, on était pris par quelque chose d’un peu triste, dans ce monde paillettes et d’amusements, je ne me souviens pas exactement de toutes les chansons qu’il y a sur ce disque, mais elles sont un peu pesantes.

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